• Histoire du soir...

    Une "Creepy pasta" que j'avais fait sur un forum et que j'avais oublié de poster ici. Attention c'est très tordu et psychologique...

     

     

    L'ange des neiges

     

    Les tombes étaient recouvertes d'un manteau blanc immaculé. Une jeune femme tout de noir vêtue les effleuraient une par une du bout des doigts.
    Son regard se posa sur une statue représentant un ange encapuchonné dont le visage était recouvert de neige.
    Par curiosité, la visiteuse prit l'initiative de la retirer.
    Elle n'eut pas le temps que la main de l'ange pointant l'église bougea lentement jusqu'à la pointer, elle.
    Un murmure à peine audible émana de la mystérieuse icône:

    "Que viens-tu faire en ces lieux?".

    Paniquée, la concernée parvint à peine à ouvrir la bouche. Elle songeait à fuir, mais son corps refusait.
    "Ressaisis-toi! Les statues ne parlent pas et ne bougent pas et puis, même si c'était le cas; ce n'est qu'un ange; il ne peut pas me faire de mal". Tout s'embrouillait dans sa tête, si bien qu'elle cru un instant qu'elle avait perdu la raison.
    Un moment de lucidité et d'adrénaline lui permit d'enfin répondre:

    "Je viens rendre visite à ma famille". Malgré ses sourcils froncés et sa détermination à faire face à l'improbable; son cœur battait la cadence et ses mains tremblaient.

    L'ange bougea cette fois-ci la tête pour la fixer du regard, bien que la neige ne fut pas retirée.

    "Je vois... Fais donc puis vas t-en" fit-il d'une voix lasse.
    La statue reprit sa posture initiale.


    Après s'est recueillie, la jeune femme rentra chez elle pour aller se coucher. La fatigue lui donnait des hallucinations sans doute...
    Elle alluma la lumière du couloir puis ferma la porte à double-tour, comme à son habitude.
    Elle prépara son repas, le mangea, le débarrassa, fit la vaisselle, mis en place la cafetière pour le lendemain, fit son lit, éteignit la grand lumière pour laisser place à la lueur calme de la lampe de chevet, s'installa confortablement dans son lit puis éteignit la lampe et enfin commença à s'endormir; comme à son habitude.
    Elle se sentait observée.
    Rallumant la lampe, elle constata qu'elle était bien tout seule; jusqu'à ce qu'elle vit deux yeux semblables à des braises luisant par la fenêtre pendant deux secondes.
    Elle ne put se rendormir.

    Le lendemain, elle se rendit à son travail; n'ayant pas fermé l’œil de toute la nuit.
    Comme tous les matins, elle acheta le journal. En gros titre: "Une troisième famille assassinée, le meurtrier toujours en cavale".
    Elle n'avait plus de famille, ça ne la concernait pas.
    Sur le chemin, des aboiements. Elle n'y prêta pas attention. Mais, plus elle avançait, plus ils se rapprochaient d'elle. Elle se retourna. Pas de chien.

    "Il faudrait que je songe à acheter des somnifères". Elle reprit son trajet, confiante. Elle serra son manteau noir en velours contre elle pour se réchauffer.
    Arrivée sur son lieu de travail, elle salua le personnel et se dirigea vers son bureau en prenant l’ascenseur.
    Le reste de la journée se déroula normalement.

    Le jour suivant, même trajet -les aboiements en moins- et rien.
    Elle prit l’ascenseur et attendit le dernier étage.
    Puis la lumière s'éteint et l'ascenseur s'arrêta brusquement.
    Dans le noir le plus complet, apparue une silhouette blanchâtre d'une enfant. Celle-ci la regarda et afficha un sourire on ne peut plus effrayant.
    Elle disparu en même temps que le courant revint.
    Sous le choc, la jeune femme sorti à pas de loup en criant.
    Ne voulant pas inquiéter davantage ses collègues, elle prit une journée de congé.

    Mais les incidents ne s'arrêtèrent pas pour autant.
    Tandis que le journal affichait une quatrième famille victime de ce cinglé; elle eu un déclic: Et si tous ces signes lui indiquait ce qu'elle devait faire? Et si elle avait été choisie pour punir le meurtrier de ces familles? Cela expliquerait l'ange puis la fillette, non?

    Après une semaine infernale, les visions se faisaient de plus en plus fréquentes et monstrueuses: du sang sur les murs, des cadavres dans sa maison, etc.
    Il fallait agir avant qu'elle ne perde la tête!

    Elle retourna au cimetière, là où elle avait aperçu son premier signe. Il aurait peut être des réponses.
    Elle lui parla, lui supplia de l'éclairer. Mais l'ange ne bougea pas. Ce n'était qu'une statue.
    Si quelqu'un la voyait à cet instant; une créature pitoyable à genoux sur la neige et pleurant, voulant retrouver sa vie précédente.

    Puis la statue bougea une ultime fois:

    - Pourquoi pleures-tu? Sa voix était cette fois-ci calme et pleine de compassion.
    - Oh, s'il vous plait; pouvez-vous m'expliquer pourquoi je vois des choses invisibles et comment les faire disparaitre?
    - Tu connais la réponse au plus profond de toi. Regarde la vérité en face; regarde-toi!
    La jeune femme s’exécuta et regarda ses mains.
    Elles étaient couvertes de sang.

    La statue retira sa capuche, dévoilant un visage squelettique. Elle pointa sa lance transformée en faux vers sa prochaine victime.
    - Mais...Qui êtes-vous? Elle ne parvint pas à articuler les autres questions qui lui venaient.
    - Je suis ta folie. Ce meurtrier que l'on recherche, c'est toi! L'ange de la Mort la pointa de ses doigts osseux.
    Elle n'eut pas le temps de réagir, que la faux transperça son cœur.

    Le lendemain matin, le fossoyeur fit une macabre découverte.
    Une jeune femme gisait sur le sol, un couteau en plein cœur.
    Une flaque de sang maculait la neige d'un rouge écarlate.


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